J'imagine les noeuds dans l'estomac qui rétrécit au fur et à mesure que l'amour envahit le corps, la tête, les rêves, chaque parcelle de soi.
J'imagine l'incapacité de manger, de boire ne serait-ce qu'un verre d'eau, parce que ça ne passe pas à travers l'amour tant il est gros comme un banc de neige après une tempête.
J'imagine le besoin qu'on a de l'autre à chaque instant, parce que c'est par lui qu'on respire, qu'on voit, qu'on avance. Parce que toute la beauté du monde disparait quand il n'est pas là.
J'imagine le plaisir de sa présence.
J'imagine la douleur de son absence, le froid autour, la tentation de croire en la magie pour le faire apparaître juste là, près de moi...
J'imagine...trop?