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Inspiré du roman ; Le long silence & Écrit par Sylvie Desrosiers

-Dis à quoi rêves-tu en ce moment? Parce que je suis sûr que tu rêves, même si tu es déjà loin...Partie...La grande différence entre nous c'est le rêve, tu as toujours rêvé qu'endormie, alors que moi je rêve éveillé.Mais en ce moment je n'ai pas l'impression de rêver...C'est un cauchemard...Car désormais, tu ne sera plus là...Il ne restera plus rien...Comprends-tu ce que ça signifit ; rien? Ton mal va disparaître, mais toi aussi !....Et moi si je mourrais aujourd'hui, est-ce que tout serait perdu? Tous ces souvenirs n'auraient finalement aucune raison d'être? Toutes ces premières-là et cette vie-là s'éteindraient, pour rien? Ça ne se peut quasiment pas....Et pourtant si...Je ne pourrai jamais t'oublier et je n'aimerai jamais une fille autant que je t'aime. Ça y'est je me mets à pleurer et j'entends la porte qui s'ouvre. Ah! Voilà... Tout le monde s'approche du cercueil, c'est bientôt la fin...Je vais déposer une photo de nous deux, sur tes mains. Mon dernier cadeau. Des gens pleurent, d'autres parlent à voix basse. Je ne les entends presque pas, une larme de plus coule sur ma joue. J'écoute mon coeur battre et je ferme les yeux. Si je le désire assez fort, je suis sûr quand les ouvrants, je te verrai flotter dans les airs. Tu me prendras la main et tu m'embrasseras en souriant. Ça y est, ils ont fermés ton cercueil. Tout le monde s'en va au cimetière. Sauf moi. Je n'irai pas. Parce que tu ne seras pas là-bas. Tu seras avec moi.

- On ne contrôle pas toujours ce qui nous passe par la tête quand on aime quelqu'un.

-J'ai grandi avec toi, en regardant en avant, jamais en arrière. Quand on est petit, il n'y a pas d'arrière. Il n'y a pas d'avant non plus. Simplement des moments qu'on vit, des journées qu'on remplit, sans but, sans intentions. On n'est pas sur une route, on est dans on champ dont on fait le tour sans se demander ce qu'il y a derrière la clôture. On ne la voit pas de toute façon. Est-ce qu'on est bien? Probablement que oui, mais je ne m'en souvient pas. Maintenant, on est sur la route. Mais je ne retournerais pas en arrière, parce que cette route est pleine de promesse. Enfin, je crois...

-Peut-être qu'on ne regarde pas les autres vraiment parce qu'ils ne nous intéressent pas. C'est soi-même qu'on cherche à travers eux. Je me suis tellement demandé à quelle gang je devais me greffer. Je ne savais pas qui j'étais. Je ne le sais pas encore. Mais j'ai fini par me greffer à une seule personne...Toi...

# Posté le dimanche 19 février 2006 14:08

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 10:16

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