- Quand nous rencontrons quelqu'un & que nous tombons amoureux, nous avons l'impression que tout l'univers conspire en ce sens ; cela m'est arrivé aujourd'hui au coucher du soleil. Mais si quelque chose ne tourne pas rond, tout s'effondre & disparaît... Ses bras autour de moi, le goût de ses lèves... Comment la beauté qui se trouvait là quelques minutes auparavant peut-elle disparaître si rapidement ? La vie va très vite : elle nous transporte du ciel à l'enfer, & c'est l'affaire de quelques secondes.
- Bien que mon objectif soit de comprendre l'amour, & bien que j'aie souffert par ceux auxquels j'avais livré mon coeur, je constate que ceux qui ont touché mon âme n'ont pas réussi à éveiller mon corps, & que ceux qui ont touché mon corps n'ont pas réussi à atteindre mon âme.
- Tout me dit que je m'apprêtre à prendre une mauvaise décision, mais les erreurs sont une manière d'avancer. Qu'est-ce que le monde veut de moi ? Que je ne prennes pas de risques ? Que je retourne d'où je viens, sans avoir le courage de dire oui à la vie ? J'ai déjà commis une erreur lorsque j'avais onze ans et qu'un garçon est venu me demander de lui prêter un crayon ; depuis lors, j'ai compris que parfois il n'y a pas de seconde occasion, et qu'il aut mieux accepter les cadeaux que le monde vous offre. Bien sûr, c'est risqué, mais ce risque est-il plus grave qu'un accident dans l'autocar qui a mis une heure à me conduire jusqu'ici ? Si je dois être fidèle à quelqu'un ou à quelque chose, je dois d'abord être fidèle à moi-même. Si je cherche l'amour véritable, je dois d'abord en finir avec les amours médiocres que j'ai rencontrées. Le peu d'expérience que j'ai m'a appris que personne n'est maître de rien, que tout n'est qu'illusion. Celui qui a perdu quelque chose qu'il croyait assuré ( ce qui m'est arrivé si souvent ) finit par apprendre que rien ne lui appartient.
- J'ai le choix : je peux être une victime du monde ou une aventurière en quête de son trésor. Toute la question est de savoir quel regard je vais porter sur ma vie.
- Malgré une apparente liberté, sa vie était une succession infinie d'heures passées à attendre un miracle, un véritable amour, une aventure avec cette fin romantique qu'elle avait toujours vue au cinéma et lue dans les livres. Un auteur avait écrit que le temps ne transforme pas l'homme, la seule chose qui puisse pousser un être à changer, c'est l'amour. Quelle sottise ! Cet écrivain-là ne connaissait qu'une face de la médaille. Certes, l'amour était capable de modifier du tout au tout la vie d'une personne en un rien de temps. Mais - et c'était l'envers de la médaille - un autre sentiment pouvait faire prendre à l'être humain une direction tout à fait différente de celle qu'il avait projetée : le désespoir. Oui, l'amour est peut-être capable de transformer quelqu'un, mais le désespoir y parvient encore plus vite.
- Le désespoir ; sentiment qui vous pousse à prendre une décision sur un coup de tête.
- Toute ma vie, j'ai compris l'amour comme une sorte d'esclavage consenti. C'est un mensonge : la liberté n'existe que lorsque l'amour est là. Celui qui se donne totalement, qui se sent libre, aime infiniment. Et celui qui aime infiniment se sent libre. C'est pourquoi, malgré tout ce que je peux vivre, faire, découvrir, rien n'a de sens. J'espère que ce moment va vite passer, pour que je puisse reprendre la recherche de moi-même - en rencontrant un homme qui me comprenne, qui ne me fasse pas souffrir. Mais quelle sottise suis-je en train de dire ? En amour, personne ne peut blesser personne : chacun est responsable de ce qu'il éprouve et ne peut en blâmer l'autre. Je me suis déjà sentie blessée quand j'ai perdu l'homme dont j'étais amoureuse. Aujourd'hui, je suis convaincue que personne ne perd personne, parce que personne ne possède personne. C'est cela la véritable expérience de la liberté : avoir la chose la plus importante au monde, sans la posséder.
- Se préserver de la passion ou s'y abandonner aveuglément, laquelle de ces deux attitudes est la moins destructice ? Je ne sais pas ...